Musica Nuda, un pur moment musical !

EcolePiano33-Contrebasse

 

Je suis allé écouter Musica Nuda au Carré de Saint-Médard-En-Jalles, vendredi dernier (le 8/11). Ce fut un pur moment musical que je souhaite partager avec vous.

 

L’association peu commune, mais parfaitement harmonisée, d’une voix et d’une contrebasse

Sur scène, une contrebasse, une femme et un homme. Italiens, tous les deux. Devant la scène, au milieu du public, un ingénieur du son. Et l’ensemble, associé aux jeux de lumière, forme un spectacle époustouflant. De qualité et de simplicité.

Au travers d’un répertoire très éclectique, Petra Magoni et son acolyte, Ferrucio Spinetti, happent instantanément mon attention, tellement leur talent est grand. Petra est dotée d’une voix d’une justesse et d’une tessiture remarquables ; elle en fait d’ailleurs absolument ce qu’elle veut, atteignant par exemple, les notes les plus aigües que j’ai jamais entendues ! Ferrucio, lui, sous une apparente allure nonchalante, joue de sa contrebasse avec une dextérité maîtrisée : il en tire des vibrations étonnantes mises en valeur par un travail sonore exceptionnel. La connivence de Petra et Ferrucio est évidente. Ils s’écoutent mutuellement : la voix de Petra venant en contrepoint de la contrebasse. Ou l’inverse. On ne sait pas toujours d’ailleurs qui accompagne l’autre, tellement la contrebasse est présente et discrète à la fois.

 

De la reprise à la composition originale, Musica Nuda étonne toujours

Dans le répertoire de Musica Nuda, il y beaucoup de reprises : de la variété internationale (Come together, I will survive, Fever) aux classiques français (Mirza, Ne me quitte pas…), on redécouvre des standards que l’on reconnaît parfois à peine, et on s’amuse dans ce jeu de pistes où les deux larrons nous entrainent avec beaucoup d’humour et d’énergie. Ici, le terme de « revisiter » prend tout son sens. Quand les artistes s’approprient une œuvre et qu’elle devient autre. Telle cette surprenante version de « Sometimes, I feel like a motherless child » où Petra nous livre une interprétation toute personnelle du célèbre negro spiritual. Ici, le travail « live » réalisé sur les effets sonores vient amplifier l’intention de la chanteuse et l’émotion transmise à la salle.

Dans les compositions originales de Petra et Ferruccio, comme dans la Comedia Dell’Arte, les larmes ne sont jamais très loin du rire ou du sourire. Toujours dans l’échange, Petra et Ferrucio traduisent le texte de leurs chansons, dans un français hésitant, teinté d’italien, plein de charme et d’humour. Ils nous offrent même en bonus, en toute fin de spectacle, un medley improvisé de leur répertoire, à partir des demandes qui fusent de la salle.

 

C’est un spectacle que je vous recommande si ce beau duo passe près de chez vous. Il fait partie des perles rares qu’il ne faut manquer sous aucun prétexte si, comme moi, vous aimez vraiment la musique.

Un petit échantillon, en attendant : Non andare via, Couleur café, Come together

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